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Le rapport de nombreux dirigeants de TPE à la formation continue est par essence complexe. Par commodité, on évoque généralement un manque d'appétence pour expliquer leur manque d'intérêt voire, dans certains cas, leur rejet de la formation professionnelle continue (FPC). Mais peut-on vraiment se contenter d'évoquer un tel défaut d'appétit ? De même, peut-on s'arrêter au « manque de temps », à la « résistance des salariés » ou à la« crainte de voir partir les salariés formés» si souvent évoqués ? Ne faut-il pas également évoquer la dissonance entre les pratiques formatives « spontanées » et largement informelles de ces entreprises et les formes d'apprentissage, réelles ou fantasmées, associées à la FPC ? Au final, doiton ou non consentir un effort particulier en direction des patrons de TPE ? Si oui, comment vaincre leurs réticences ? Faut-il s'appuyer sur les réseaux, plus ou moins informels, via lesquels ces dirigeants pensent fréquemment leur perfectionnement ? Par quels contenus de formation et quelles pratiques pédagogiques amener ces derniers à se former, puis à ouvrir un espace de développement de la formation en faveur de leurs salariés ?
Pilotage : CJD/CGPME/CRES/CARIF
Témoins : Bruno Chichignoud, Directeur régional des CEMEA du Languedoc Roussillon, Mme Deferre, CGPME LR, Jean-François Lassalvy, membre du CJD et chef d'entreprise, Kristine Poirier, CARIF LR, Frédérique Biesse, CJD
Animation : Marie-Hélène Izarn, GIP FORMAVIE
Documentation
La plupart des OPCA ne sont pas en mesure de mener une politique de discrimination positive en faveur des TPE et de leurs salariés. La recherche perma nented' u n éq u i li bre,d' u n consensus entre les partenaires sociaux ne les y pousse pas et la contrainte financière a tôt fait de dissuader toute initiative un tant soit peu ambitieuse. Les expérimentations sont pourtant nombreuses, notamment en termes d'actions collectives, mais la démultiplication, la généralisation de ces pratiques innovantes en direction des entreprises peu formatrices n'est pas encore à l'ordre du jour. Peut-on imaginer - en lien avec les OPCA mais aussi les décideurs publics, les partenaires sociaux, les fédérations professionnelles et les acteurs des territoires - des dispositifs, des cofinancements, des partenariats permettant de desserrer la contrainte financière, de solvabiliser la demande des petites entreprises managériales et, à l'occasion, d'amener des adhérents plus traditionnels à se lancer ? Du côté de l'offre, quelles sont les initiatives prises par certains organismes de formation en faveur des membres des TPE ? Comment font-ils pour faire émerger une demande de formation et construire en conséquence une offre adaptée, sachant que les problèmes (et opportunités) ne sont pas d'emblée posés par la plupart des dirigeants de petites entreprises en termes de gestion de ressources humaines et de formation continue ? Quels sont les « produits d'appel », les occasions, les prétextes susceptibles d'entrainer l'adhésion des dirigeants et des salariés ? Comment prendre acte du caractère global de la gestion des TPE ? Comment articuler la nécessaire et incontournable formation sur le tas avec le développement des stages « formalisés » prenant pour support les modalités concrètes du process de travail ?
Pilotage : Agefos-PME/UPA-CAPEB/DAFCO/CNAM
Témoins :
Anouck Clerc, Consultante en ressources humaines, INGEFOR
Michel Gorbatoff, EVOLVIA
Documentation
Il est de coutume de présenter les TPE comme des organisations « harmonieuses », à « taille humaine» où les relations personnelles l'emportent sur les procédures anonymes et envahissantes. Les besoins et attentes des salariés sont censés s'y exprimer librement et sans « écran» et les tensions éventuelles s'y régleraient dans le cadre d'un face à face respectueux des deux parties. En réalité, si les échanges entre salariés et employeurs ne manquent pas, ils demeurent largement informels, instables et déséquilibrés en faveur de l'employeur. En outre, ces échanges privilégient le court terme, la gestion des aléas quotidiens auxquels les membres de la TPE sont soumis. Bref, les acteurs des TPE traditionnelles se sentent peu impliqués par les préceptes de la négociation collective. En conséquence, ces entreprises peinent à s'ouvrir sur des formes de régulations sociales construites à l'extérieur de leur enceinte et il est probable que le développement de la formation en pâtit. Comment faire alors pour formaliser et réguler les rapports sociaux en matière de formation ? Un authentique dialogue social, au niveau de l'entreprise et/ou du territoire, permettraitil d'améliorer sensiblement les taux d'accès à la formation ou de généraliser l'exercice du Droit Individuel à la Formation ? Le dialogue social, cheval de Troie de la formation, peut-il s'imposer comme facteur de compétitivité pour les TPE et occasion d'amélioration des conditions d'emploi et de travail pour les salariés ?
Pilotage : UPA/CFDT/CFTC
Documentation
« L’orientation est aujourd'hui définie aujourd’hui comme "un processus continu qui doit permettre aux citoyens à tout âge et tout au long de leur vie de déterminer leurs capacités, leurs compétences et leurs intérêts, de prendre des décisions en matière d'éducation, de formation et d'emploi et de gérer leur parcours de vie".
Comment favoriser ce processus continu, quel que soit le statut, l'âge et le parcours suivi ? Quelle est sa vocation : servir l'individu, l'entreprise, les deux ? Et par la même comment favoriser l'adéquation à court et moyen terme entre l'offre et la demande ? Devons nous forcément avoir cette adéquation ? Dans le contexte actuel, disposons-nous de la lisibilité nécessaire aux choix individuels ?
En ce qui concerne les jeunes scolarisés ou à l'université, il existe maintenant des espaces temps au collège, au lycée, à l'université voués à la construction de l'orientation, à la découverte des métiers et des filières d'accès. On ne peut demander aux entreprises notamment aux TPE de supporter la charge d'une mauvaise orientation ou d'une formation initiale mal adaptée. Les partenariats entre l'éducation nationale et les entreprises existent, se développent et doivent permettre aux jeunes de construire un véritable choix tenant compte des opportunités notamment du tissu économique local composé de nombreuses TPE.
Dans la cadre d'une orientation continue liée aux nécessités du marché du travail, des dispositifs à l'initiative des salariés existent et leur permettraient d'accéder à leur propre initiative à la formation notamment au travers des OPCA et des OPACIF : observatoires de branches professionnelles, conseillers en évolution professionnelle… Cependant, les salariés et encore davantage ceux des TPE, ont-ils cette information et les outils nécessaires leurs permettant de se diriger dans leurs parcours professionnel ?
Les acteurs qui s’occupent d’accompagner ces publics jeunes et salariés, ont-ils également tous les outils nécessaires ?
Bref, il conviendrait à la fois d’équiper les individus amenés à prendre en charge une partie substantielle de leur perfectionnement et à naviguer sur le marché du travail, et d’outiller les acteurs de l’accompagnement et de l’orientation, sans oublier les dirigeants d’entreprise notamment ceux des TPE.
Les acteurs de l’orientation et de la formation tout au long de la vie doivent par conséquent construire de nouvelles cohérences dans ces systèmes complexes, et susciter de nouvelles raisons de croire en la formation afin que le concept de sécurisation des parcours professionnels devienne une réalité. »
Pilotage : MEDEF/FONGECIF
Témoins :
Olivier Brunel, délégué académique à l'information et à l'orientation
François Mirabel, directeur du SCUIO-IP de l'Université Montpellier 1
Thierry Marc, UPA/CAPEB
Gilles Razat directeur du FONGECIF LR
Animation : Valérie Blanchard, coordonnatrice de la formation professionnelle, MEDEF LR
Documentation
L'impulsion en matière de formation ne vient pas toujours directement des membres de la TPE ou d'une offre de formation séduisante. Les partenaires de la TPE constituent également un vecteur d'innovation et de formation. Des acteurs externes (fournisseurs, donneurs d'ordres, têtes de réseau, etc) peuvent en effet développer, de manière plus ou moins volontaire, une logique intrusive à travers des produits, des technologies, des procédures ou des dispositifs de certification. Les contraintes de marché (notamment les évolutions de la demande), des changements dans le process de production exigés par des partenaires dominants ou bien encore des contraintes réglementaires peuvent ainsi rendre urgent, voire obligatoire un investissement sensible en formation. Ces occasions de développement de la formation sont-elles repérées par les organismes de formation ? Au-delà de l'adaptation, de la miseà niveau au regard des exigences des partenaires, la formation peut-elle contribuer à diminuer la dépendance de la TPE et à améliorer son positionnement concurrentiel ? L'effort de formation ainsi consenti par la direction profite-t-il à l'ensemble des salariés ou, au contraire, renforce-t-il la sélectivité de l'entreprise ?
Pilotage : Région/CEREQ/AGEFOS-PME
Témoins :
Mme Bastoul, AREFA
Jean-Claude Thierry, cabinet Sisife
un représentant de l'AGEFOS PME
Animation : Stéphane Michun, Centre associé CEREQ de Montpellier
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