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La compétence (ou l'incompétence) ne relève pas seulement des « qualités » intrinsèques d'une personne donnée. Elle tient largement aux situations, aux contextes que cette dernière a rencontrées et à la capacité de l'organisation dans laquelle elle travaille d'identifier, de mobiliser et d'entretenir les savoirs, savoir-faire et savoir-être ainsi construits au fil du temps. Si les lieux, les occasions, les moments de construction, de transformation et de renouvellement des compétences sont, comme l'attestent les travaux sur la VAE, innombrables, il n'y a pas de raison de figer le « modèle » de l'organisation apprenante. Cet atelier s'attachera donc à montrer la diversité de ces organisations présentes dans le monde de la grande comme de la petite entreprise et actives dans les secteurs privé et public comme dans l'économie sociale et solidaire. Il s'agira de cerner les fondamentaux de toute organisation apprenante et de repérer les facteurs de diversité mais aussi d'éclairer les évolutions, au sein des entreprises « classiques » et de leur environnement, susceptibles de diffuser les préceptes et les pré-requis de l'organisation apprenante.
Pilotage : Stéphane Michun, Ingénieur d'études, ART-Dev, centre associé CEREQ de Montpellier
Intervenants : Patrick Conjard, chargé de mission ANACT, département compétences, travail, emploi - Vincent Maurage, ARACT LR - Gérard Quittard, président de l'Ecole de l'Entrepreneuriat en Economie Sociale, Luc Waxin, Secrétaire Général de la CAPEB LR
Animation : Stéphane Michun, Ingénieur d'études, ART-Dev, centre associé CEREQ de Montpellier
Rapport : Imseon lee, responsable projets, DIDERIS
Documentation
La lecture des offres d'emploi, des fiches métiers, des fiches RNCP, des CV et lettres de motivation témoignent de l'importance grandissante donnée à ce que l'on appelle les compétences transversales, communes à plusieurs métiers, à faire valoir dans une multitude de situations de travail, à valoriser sur le marché du travail quel que soit le poste recherché. Un professionnel compétent est celui qui allie des compétences techniques, des savoirs et des savoir-faire, et il est d'autant plus susceptible d'être recruté qu'il peut faire valoir des compétences dites transversales. Mais où se situe le curseur entre une compétence technique et une compétence transversale, notamment lorsque celle-ci est si indispensable à l'exercice d'un métier qu'elle lui est étroitement associée ? Nous serons donc confrontés dans un premier temps à un problème de définition.
Il nous faudra ensuite répondre à toute une série de questions : Comment l'entreprise repère, analyse et formalise-t-elle les compétences transversales dont elle a besoin ? Comment l'individu prend-il conscience qu'il les possède, comment les fait-il valoir lors d'un entretien de recrutement ou d'un entretien professionnel et comment les entretient-il et les développe-t-il ? Est-ce que ces compétences peuvent être prises en compte dans les référentiels de formation et si oui, de quelle manière ? Comment les évalue-t-on ?
Nos invités (chercheur, chef d'entreprise, représentant d'organismes d'accompagnement et de formation) nous y aideront. Chacun détenant un morceau de la réponse, il nous appartiendra de voir comment, ensemble et avec les salariés ou les demandeurs d'emploi concernés, ils contribuent à développer et valoriser ces compétences clés.
Pilotage : Olivier Richaud, Délégué aux projets, AGEFOS PME; Françoise Thuile, directrice adjointe de DIDERIS; Dominique Valero, Direction régionale de Pôle Emploi; Mélanie Vassieux, DFPA, Région LR.
Intervenants : Danielle Andrieux, responsable des études, ESEQ (UM1); Corinne Barthe, IRFA Sud; Adalgisa Battistelli, professeur en psychologie du travail à l'UM3; Pierre Bringuier, professeur à l'UM1 (Ecole SEQ); Dominique Curel, directrice administrative et financière de l'entreprise I2A, Odélia Debargue, salariée de l'entreprise DB Sarl; Anne Lantuejoul, référente formation, direction territoriale Hérault de Pôle Emploi;
Animation : Françoise Thuile et Dominique Valero
Rapport : Hector Mamia, responsable projets, DIDERIS
Documentation
La validation des acquis de l'expérience (VAE) est un droit individuel, inscrit dans le code du travail. Elle vise prioritairement à faciliter la mobilité sur le marché du travail et la sécurisation des parcours professionnels des salariés. C'est probablement la raison pour laquelle une large majorité de candidatures à la VAE relève d'initiatives individuelles. Cet atelier s'attachera à montrer que la VAE peut aussi constituer un outil au service des politiques de ressources humaines, un vecteur susceptible de renforcer la dimension apprenante de nombreuses organisations. La VAE fait en effet émerger des questionnements ; elle amène à problématiser, à mettre en perspective son activité quotidienne et à la dépasser ; elle favorise les retours sur expérience et les échanges devenus indispensables dans des organisations de plus en plus managées par les objectifs. Si elle est négociée de façon équilibrée entre le salarié et la direction et rattachée au projet de l'entreprise, la VAE contribue également à donner corps à des métiers « complets » articulant une capacité d'observation et d'analyse de chaque situation professionnelle, une contribution à la résolution des problèmes qui se posent à l'équipe de projet et une analyse critique des résultats obtenus. Les témoignages pointeront l'intérêt d'une vision plus collective de la VAE et mettront en exergue quelques « bonnes pratiques » mais ils feront également mention des freins, au niveau individuel comme au niveau managérial, qui peuvent s'opposer à une telle utilisation de la VAE. Enfin, les témoignages rappelleront l'importance de la formation formalisée, en complément et en appui de la VAE, et plus largement souligneront la contribution des tiers (des organismes de formation, des consultants, des OPCA, etc.) au renforcement de la dimension apprenante des entreprises.
Pilotage : Isabelle Gély, Directrice des partenariats réseaux au CNAM; Marie Elisabeth Renault, directrice adjointe du SUFCO
Intervenants : Christine Julien, responsable nationale de la VAE au CNAM; Kris Ludhor, directeur du développement, AFDAS; Edwige Ottan, conseillère VAE à la DAVA; Virginie Sue, chargée de mission, EVOLVIA; Monqiue Vidal, responsable du Service Animation territoriale, Qualifications et Mutations économiques à l’unité territoriale 11 de la DIRECCTE
Animation : Isabelle Gély et Marie Elisabeth Renault
Rapport : Carole Raabon, responsable projets à DIDERIS
Documentation
Partant du postulat que la gestion des compétences est l'une des sources de l'amélioration des performances d'une entreprise, le management s'impose comme un maillon, essentiel mais faillible, du développement des organisations dites apprenantes. Or, la construction, l'évolution et le renouvellement des compétences, individuelles et collectives, ne relèvent pas d'un processus spontané. Les managers peuvent par leur action initier, entretenir ou freiner les mécanismes qui, dans toute organisation, jouent sur la motivation, l'implication et la capacité des salariés à devenir ou demeurer compétents. Cet atelier s'attachera à explorer les dysfonctionnements managériaux que peut connaitre une organisation et leurs conséquences sur les compétences individuelles et collectives. Seront notamment abordés les problèmes liés à l'absence ou au manque de visibilité du projet stratégique, au périmètre et aux moyens d'action de l'encadrement intermédiaire ou bien encore à la culture du contrôle. Les témoignages et les débats permettront d'analyser le rôle et la place que le management doit occuper dans l'organisation apprenante et les moyens de pallier les difficultés que les managers peuvent rencontrer.
Pilotage : Marie Breysse, CRES LR et Bernard Rossa, CGPME LR
Intervenants : le responsable RH et un Manager de la Mutuelle des Motards; Robert Vallé, directeur général de Carmelec; un représentant de l'AGEFOS PME; un représentant du CJD (à confirmer)
Animation :
Rapport : Maud André, responsable projets, DIDERIS
Documentation
Une entreprise est dite apprenante lorsque sa structure et son fonctionnement favorisent les apprentissages individuels et collectifs en développant une logique de professionnalisation.
Les situations de travail sont alors exploitées aux fins d'apprentissage, de développement des compétences et d'adaptation à l'environnement du travail et des métiers.
Les dispositifs en alternance, contrats de professionnalisation et contrats d'apprentissage offrent aux entreprises une réelle opportunité de construire des pratiques apprenantes, à travers les modalités de recrutement, d'accueil, d'accompagnement et de formation, qu'elles impliquent.
Ces dispositifs ont été réformés aux travers des dispositions prises par les partenaires sociaux dans leurs derniers accords et notamment l'accord interprofessionnel sur l'emploi des jeunes du 7 juin, par la loi Cherpion pour le développement de l'alternance et la sécurisation des parcours publiée le 29 juillet 2011.
L'atelier s'attachera à mettre en avant leurs conditions de réussite et s'attardera en particulier sur le développement de la fonction tutorale, qui en constitue également le pivot.
Pilotage : Bruno Augelle, chef du service apprentissage, région LR; Valérie Blanchard, coordinatrice régionale emploi formation au MEDEF LR; Marie-Hélène Izarn, CAFOC
Intervenants : Stephan Cabrolier, Chef de Projet Formation KOPILOTE; Amandine Haas, conseillère clientèle particuliers, Banque Populaire du Sud; Carline Lemoine, cabinet Lemoine; Franck Mary-Montlaur, diorecteur adjoint d'OPCALIA LR; Sophie Painvin, expert comptable;
Animation : …
Rapport : Annick Ribes, responsable projets, DIDERIS
Documentation